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Première rencontre entre la CNSA, la CENI et le gouvernement à Kananga. La CASE a fait une restitution à ses membres



Le Vice-président de la Commission africaine pour la supervision des élections, CASE en sigle, M. André KIOMBA a réuni à la Maison des élections plusieurs délégués représentant les 75 associations que compte cette plate forme d’accompagnement au processus électoral. La CASE a été conviée à prendre part à la première rencontre entre la CNSA, la CENI et le Gouvernement qui s’est tenue du 28 au  30 août 2017 à Kananga, chef lieu de la province du Kasaï Central.

La première rencontre entre la CNSA, la CENI et le gouvernement de la République a été conclue par un communiqué final reprenant plusieurs recommandations aux différentes parties prenantes au processus électoral en République Démocratique du Congo. Quelques associations non gouvernementales à l’instar de la CASE ont été conviées à participer aux travaux en commission. C’est dans ce cadre qu’il faudrait situer cette séance de restitution que le Vice-président André KIOMBA a en précisé les contours :

J’ai tenu à vous réunir afin de vous communiquer les recommandations faites à la CENI et aux autres parties prenantes au processus électoral. Ces recommandations sont susceptibles de permettre à cette institution de produire à plus bref délai un calendrier électoral consensuel. Il était impératif que chaque membre des associations composant notre plate forme prenne connaissance du contenu de ces recommandations et surtout des contributions proposées par la délégation de la CASE à ces travaux.

Pour rappel, la délégation de la CASE a quitté Kinshasa le 26 août et le 27, un chronogramme des activités à présenter à toutes les délégations. Ce chronogramme a permis à ce que les participants soient repartis en quatre commissions thématiques, à savoir : juridiques et procédures opérationnelles ; budget et finances du processus électoral ; logistique des opérations et enfin, Polito-administrative et sécuritaire. La répartition en commission visait à identifier les différents problèmes sectoriels liés à la gestion ou l’organisation des élections en RD Congo. La CASE en tant que technicienne des élections, a logiquement fourni son expertise et ses contributions au sein de la commission juridique et opérationnelle.

Le Vice-président André KIOMBA a exposé longuement les différents contours de cette première rencontre essentiellement technique. L’expert de la CASE a tenu a rappelé qu’aucune institution n’a la légitimité de proposer ou de publier un calendrier électoral si ce n’est la CENI.

Parmi les recommandations formulées par la Commission Africaine pour la Supervision des Elections, André KIOMBA a d’abord rappelé que cette structure n’a jamais changé d’un iota sa position sur la possibilité de la tenue des élections d’ici décembre  2017, délai fixé par l’Accord de la Saint Sylvestre. Pour la CASE, cette date est restée politique aussi, André KIOMBA a-t-il déclaré qu’

En matière électorale, toutes déclarations et projections politiques non liées à la technicité restent un vent mouvant sans effet réel.

La CASE a préconisé la révision de la loi électorale afin de réduire les candidatures fantaisistes ainsi que le nombre des partis politiques. Il s’agit, pour cette plate forme, la réforme électorale est plus qu’une nécessité mais une obligation pour permettre à la CENI d’organiser des élections dans des meilleures conditions. La CASE a évoqué les cas de fraudes constatées dans certains centres d’inscription notamment l’enrôlement des mineurs. Il s’agit également des fraudes dans les centres de compilation. La CASE a proposé des pistes pour sécuriser les voix des électeurs depuis le bureau du vote jusqu’à la centrale de la CENI.

S’adressant à ses membres, le Vice-président de la CASE a rassuré l’assistant sur la qualité du travail actuel de la CENI notamment la fiabilité de son serveur, la capacité de l’institution à détecter les doublons et même à proposer un fichier électoral répondant aux standards internationaux.

Relativement au vote par la machine, la CASE a salué cette initiative qui réduirait à coup sûr le budget des élections en République Démocratique du Congo. C’est dans ce sens qu’elle a recommandé à la CENI d’entamer une série de campagne de vulgarisation et de sensibilisation de cette nouvelle technologie de l’information et de la communication.