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Tête à tête OIF et les différentes parties prenantes aux élections : La tenue des élections reste le maître mot



En 48 heures, l’OIF a tenu plus de 40 réunions avec différentes parties prenantes. Faisant la synthèse des rencontres organisées, la délégation de l’OIF a relevé trois points majeurs de convergence, à savoir : la centralité de l’Accord de la Saint Sylvestre du 31 décembre 2016 comme base des échanges politiques ; l’urgence de l’élaboration d’un calendrier des élections malgré les contraintes sécuritaires au Kasaï, Kasaï Central et dans les deux territoires de la province de Lomami (Luilu et Kamiji) et enfin, la mise en œuvre des actions conjointes et coordonnées entre toutes les parties prenantes susceptibles de tirer le bateau du processus électoral dans le bon et le même sens.

Le Général a ensuite détaillé les contenus des échanges que sa délégation a eus notamment avec le Rassemblement, les nouvelles autorités installées du CNSA, la CENCO, le Premier Ministre Son Excellence Bruno TSHIBALA, le Ministre de l’Intérieur M. SHADARI, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’ancien Premier Ministre BADIBANGA de même que les Ambassadeurs et représentants diplomatiques des pays et Institutions tels que la France, la Belgique, l’U.E, la Monusco, le PNUD, etc.

Pour le Général SIAKA SANGARE, il ressort de ces contacts francs et constructifs, que la tenue des élections est le maître mot des différents acteurs.

Face aux critiques de certains acteurs politiques, l’OIF a tenu à rappeler le caractère purement technique de sa mission. Elle a invité les différents acteurs à participer dans un esprit d’inclusivité à la réussite du processus électoral.

La délégation a constaté que l’OIF jouit encore d’une réelle crédibilité et impartialité dans le chef de l’ensemble de la classe politique congolaise. Saluant la poursuite, sous d’autre forme, de la mission de bons offices de la CENCO, la délégation de l’OIF a, par contre, exhorté les acteurs politiques à éviter d’envoyer les enfants dans la rue et au Gouvernement de concilier les impératifs du maintien de l’ordre public et du respect des libertés d’expression.

La situation sécuritaire dans le Kasaï et Kasaï Central est également restée au centre des échanges entre l’OIF et les acteurs politiques. Si la reprise programmée des activités de la CENI est saluée, la délégation de l’OIF a souligné l’importance d’une coordination plus accrue des actions avec la MONUSCO et la poursuite des opérations de stabilisation de ces territoires par le Gouvernement. C’est dans ce sens que la tenue prochaine d’une grande Conférence de réconciliation au Kasaï envisagée par le Gouvernement a été vivement saluée.

La délégation de l’OIF a reconnu la pertinence d’une présence permanente d’un expert pour accompagner la CENI. En attendant une demande officielle, la CENI a été invitée à lever les derniers obstacles qui créent la méfiance de la part des autres partenaires nationaux et internationaux. Il s’agirait notamment de donner une plus grande visibilité quant à la reprise de ses opérations dans les Kasaï ; de multiplier les cadres de concertations ou encore de transmettre la Loi électorale pour adoption au parlement via le Gouvernement de la République.

Quant à la production du calendrier électoral tant attendu, la délégation a estimé que celui-ci devrait intégrer de façon claire la contrainte de la bonne tenue sur une période précise des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs aux Kasaï. L’enrôlement des congolais de l’étranger de même que des réfugiés ou encore les démarches pour l’acquisition du matériel devant servir au contrôle qualité du fichier électoral ont également fait l’objet des échanges.

A la fin de la rencontre, la délégation de l’OIF a été invitée à visiter la salle modernisée du Centre National de Traitement (CNT) devant très prochainement servir de centre de gestion des données électorales.